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Pourquoi on dort si bien après une journée au grand air

Quatre heures dehors, quelques kilomètres dans les jambes, des éclats de rire et un peu de vent : beaucoup de golfeurs remarquent qu'ils dorment mieux les soirs de partie. Ce n'est pas qu'une impression, et on peut s'en inspirer les autres jours.

Publié le 4 min de lecture

Le sommeil change avec les années

Avec l'âge, le sommeil évolue. On s'endort souvent plus tôt, on se réveille plus tôt, les nuits sont plus légères et entrecoupées de courts réveils. Ce sont des changements fréquents, décrits dans le dossier que l'Inserm consacre au sommeil et à ses mécanismes. Ils n'empêchent pas de bien dormir, mais ils rendent le sommeil plus sensible aux habitudes de la journée.

Et c'est là que la journée de golf a beaucoup à offrir.

La lumière du jour, chef d'orchestre

Notre horloge interne se règle en grande partie sur la lumière. Une matinée passée dehors, même par temps couvert, envoie au cerveau un signal clair : c'est le jour. Le soir venu, la différence avec l'obscurité est plus nette, et l'endormissement plus facile.

Les journées passées à l'intérieur, à l'inverse, brouillent ce signal. C'est une des raisons pour lesquelles les départs du matin sont si appréciés des joueurs : ils combinent lumière, air frais et activité au meilleur moment.

Une fatigue saine

Marcher plusieurs kilomètres, porter son attention sur chaque coup, se concentrer sur un putt : le golf fatigue le corps et l'esprit sans les épuiser. Cette fatigue-là, progressive et agréable, prépare le terrain pour la nuit.

Attention toutefois à l'excès inverse. Un 18 trous sous une forte chaleur, enchaîné avec un dîner copieux et tardif, peut au contraire perturber le sommeil. L'effort doit rester à votre mesure.

Le dîner du soir de partie

Après une journée active, on a faim, et c'est normal. Pour bien dormir, mieux vaut un dîner complet mais pas trop lourd, pris quelques heures avant le coucher. Des légumes, une portion de féculents, un peu de protéines, un fruit : rien de sorcier. Nous détaillons dans notre article sur les en-cas l'assiette du soir qui accompagne bien une journée de golf.

Deux pièges classiques :

  • le café de fin de partie, pris trop tard dans l'après-midi ;
  • les verres qui s'enchaînent au club-house : l'alcool aide parfois à s'endormir, mais il fragmente la seconde partie de la nuit.

Et pendant la journée, pensez à boire régulièrement pendant la partie : arriver déshydraté au dîner pousse à boire beaucoup le soir, avec des réveils nocturnes à la clé.

La récupération, c'est aussi le lendemain

Le sommeil est le moment où le corps récupère de l'effort. Mais la récupération se prolonge le lendemain. Une journée calme, avec une balade tranquille plutôt qu'une nouvelle partie, permet aux muscles et aux articulations de souffler. La fédération française de golf rappelle dans sa page sur la récupération qu'elle fait partie intégrante de la pratique.

Quelques gestes de récupération appréciés :

  1. des étirements doux le soir, sans forcer, en respirant lentement ;
  2. une douche tiède plutôt que brûlante ;
  3. une courte sieste en début d'après-midi le lendemain, de vingt minutes au plus, pour ne pas entamer la nuit suivante ;
  4. une marche légère, pour « dérouiller » les jambes.

Un rythme régulier

Le sommeil aime la régularité. Se coucher et se lever à des heures proches chaque jour, y compris les jours sans golf, aide l'horloge interne à rester stable. Les joueurs du matin le savent : un départ à 8 h 30 oblige à ne pas veiller tard la veille, et cette discipline profite aux autres nuits.

Le soir, on prépare la nuit : lumière tamisée, écrans éteints un moment avant le coucher, chambre fraîche et calme. Un livre de golf endort d'ailleurs certains en trois pages, et inspire les autres jusqu'à minuit : à chacun de savoir dans quel camp il joue.

Quand le sommeil reste difficile

Si les nuits restent mauvaises malgré une vie active et de bonnes habitudes, si la fatigue de la journée devient pesante ou si votre conjoint vous signale des ronflements très forts ou des pauses respiratoires, parlez-en à votre médecin. Ces situations méritent un vrai avis, que ni une partie de golf ni un article ne remplacent.

Le cercle vertueux

Mieux dormir donne de l'énergie pour bouger, et bouger aide à mieux dormir. Le golf s'inscrit parfaitement dans ce cercle, à condition de ne pas jouer qu'une fois par mois. Une partie ou deux par semaine, de la marche les autres jours, et l'on entre dans une routine où le corps sait quand se dépenser et quand se reposer. Les soirs de partie, on se couche fatigué et content. Le lendemain, on repense au putt du 18 en buvant son café, et on prépare déjà la suivante.

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La partie continue : trois articles pour enchaîner.