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Boire sur le parcours : la gourde avant le trou n° 4, pas au club-house

Une partie de 18 trous, c'est quatre heures dehors, souvent au soleil, souvent au vent. On transpire sans s'en rendre compte, et la soif arrive tard, surtout avec les années. La gourde n'est pas un accessoire : c'est un club de plus dans le sac.

Publié le 4 min de lecture

La soif, une alarme qui sonne en retard

Avec l'âge, la sensation de soif devient moins fiable. On peut manquer d'eau sans avoir vraiment soif. Sur un parcours, cela se traduit par une fatigue qui s'installe sur le retour, une concentration qui flanche au moment des putts, parfois un mal de tête en rentrant. Rien de spectaculaire, mais une partie gâchée.

La règle des joueurs expérimentés est simple : on boit avant d'avoir soif, par petites gorgées, à intervalles réguliers. Pas d'un coup au trou n° 9, et encore moins en arrivant au club-house.

Combien emporter pour un 18 trous

Il n'y a pas de chiffre universel : tout dépend de la météo, de votre gabarit, de l'effort fourni et du relief du parcours. Pour une partie de quatre heures par temps doux, beaucoup de joueurs emportent au moins un litre d'eau, et davantage dès qu'il fait chaud. Les jours de forte chaleur, une gourde isotherme de plus n'est pas du luxe.

Une méthode qui marche : quelques gorgées à chaque départ de trou. C'est un moment d'attente naturel, on a le temps, et on n'oublie plus. Si le parcours a des points d'eau, repérez-les sur la carte de score avant de partir.

Si vous suivez un régime particulier ou si votre médecin vous a donné des consignes sur la quantité d'eau à boire, ce sont évidemment elles qui priment.

Que boire ?

L'eau suffit dans la grande majorité des cas. Elle peut être plate ou légèrement gazeuse selon les goûts. Quelques options appréciées sur les longues parties :

  • de l'eau aromatisée maison, avec une rondelle de citron ou quelques feuilles de menthe ;
  • un thé léger refroidi, sans sucre ajouté ;
  • un jus de fruit coupé d'eau, pour ceux qui aiment un peu de goût.

On évite en revanche l'alcool pendant la partie : il déshydrate, il dégrade l'équilibre, et il attendra très bien la table du club-house. Les sodas très sucrés donnent un coup de fouet bref, souvent suivi d'un coup de mou.

Jouer l'été sans coup de chaud

Les épisodes de forte chaleur sont de plus en plus fréquents, y compris au printemps et en début d'automne. L'Assurance maladie rappelle sur sa page canicule et chaleur que les personnes âgées font partie des publics à protéger. Au golf, quelques réflexes changent tout :

  1. choisir l'heure : départ tôt le matin ou en fin d'après-midi, jamais en plein midi ;
  2. raccourcir : un 9 trous au frais vaut mieux qu'un 18 trous sous le cagnard ;
  3. se couvrir : chapeau à larges bords ou casquette, lunettes de soleil, vêtements clairs et légers ;
  4. chercher l'ombre : entre deux coups, on attend sous un arbre plutôt qu'au milieu du fairway ;
  5. se mouiller : une serviette humide sur la nuque, un brumisateur dans le sac.

Le parapluie de golf peut aussi servir d'ombrelle. C'est une habitude des joueurs dans les pays chauds, et elle n'a rien de ridicule.

Les signes qui doivent faire rentrer

Il faut savoir arrêter une partie. Si vous ou un partenaire ressentez une grande fatigue inhabituelle, des vertiges, des crampes, des nausées, un mal de tête qui monte ou une peau très chaude et sèche, on s'arrête, on se met à l'ombre, on boit, et on rentre au club-house. Si les signes ne passent pas rapidement ou s'aggravent, on appelle les secours sans hésiter.

C'est aussi pour cela qu'il vaut mieux ne pas jouer seul par grosse chaleur, et avoir un téléphone chargé dans le sac.

Le froid et le vent aussi

On pense moins à boire l'hiver. Pourtant le vent et l'air sec déshydratent aussi, et l'effort de marche reste le même. Une bouteille isotherme de boisson chaude (tisane, thé léger, bouillon) est très appréciée sur les parcours de novembre, et réchauffe les mains au passage.

Et le sac, dans tout ça ?

Boire va de pair avec manger. Une petite collation vers le trou n° 6 ou n° 7, puis une autre au début du retour, aide à garder de l'énergie et de la lucidité jusqu'au dernier green. Nous avons fait le tour de ce qui tient bien dans une poche dans notre article sur les en-cas du sac.

Enfin, l'hydratation commence la veille et continue après. Un grand verre d'eau au réveil, un autre en arrivant au golf, et on boit encore en rentrant. Ce n'est pas plus compliqué que cela, et c'est souvent ce qui fait la différence entre un retour fringant et les quatre heures de marche qui pèsent dans les jambes.

Au trou suivant

La partie continue : trois articles pour enchaîner.