Un sport qui se joue à plusieurs
On peut jouer au golf seul, bien sûr. Mais la plupart des parties se jouent à deux, trois ou quatre, pendant quatre heures. Quatre heures de marche côte à côte, de conversations qui vont et viennent entre deux coups, d'encouragements et de petites moqueries amicales. Peu d'activités offrent autant de temps partagé.
La fédération française de golf met d'ailleurs en avant cette dimension dans sa page consacrée à golf et socialisation. Pour beaucoup de joueurs à la retraite, le golf devient le fil rouge de la semaine : un rendez-vous fixe, des visages connus, une raison de sortir de chez soi même quand le temps est gris.
Trouver des partenaires
Quand on commence ou qu'on reprend, la question revient souvent : avec qui jouer ? Quelques pistes qui fonctionnent :
- les journées des seniors organisées par beaucoup de golfs, souvent en semaine, avec des départs groupés ;
- l'association sportive du golf, qui propose des compétitions amicales et des sorties ;
- le practice et le putting green, où l'on croise toujours les mêmes têtes aux mêmes heures ;
- les cours collectifs, qui forment souvent des groupes qui continuent à jouer ensemble après.
N'ayez pas peur de demander à vous joindre à une partie. Au golf, c'est une pratique courante et généralement bien accueillie, surtout en semaine.
Des formules pour jouer ensemble, quel que soit le niveau
Le golf a inventé des formules qui permettent à des joueurs très différents de partager une partie sans que personne ne s'ennuie :
- le scramble : chaque joueur de l'équipe frappe, on choisit la meilleure balle, et tout le monde rejoue de là. Idéal pour les débutants, qui profitent des bons coups des autres ;
- le greensome : à deux, chacun joue son départ, on choisit la meilleure balle, puis on joue alternativement ;
- le stableford : on compte des points trou par trou, ce qui permet de ramasser sa balle quand le trou est perdu, et d'accélérer le jeu ;
- le 9 trous du soir, parfait l'été quand la chaleur tombe.
Ces formules ont un point commun : elles mettent l'accent sur l'équipe et le plaisir plus que sur le score individuel.
L'étiquette, ciment de la convivialité
L'étiquette du golf peut paraître intimidante au début. Elle repose en réalité sur trois idées simples : la sécurité, le respect du terrain et le respect des autres joueurs. On reste silencieux pendant que l'autre joue, on replace ses divots, on relève ses pitchs sur le green, on ratisse le bunker et on ne traîne pas.
C'est justement parce que chacun respecte ces règles que les parties sont agréables. Et c'est souvent au 19e trou qu'on explique, autour d'un café, l'usage d'un relève-pitch au nouveau venu.
Le 19e trou, mode d'emploi
Après la partie, on se retrouve au club-house ou sur la terrasse. On rend les cartes, on refait le parcours coup par coup, on se plaint du green du 12. C'est aussi le moment de boire de l'eau, de manger un morceau et de laisser le corps redescendre doucement.
Quelques suggestions pour que ce moment reste un plaisir :
- commencer par un grand verre d'eau, surtout après une partie au soleil ;
- profiter du plat du jour plutôt que de grignoter sans faim ;
- garder la modération sur l'alcool, surtout si l'on reprend la route ;
- fixer tout de suite la prochaine partie : c'est la meilleure façon de ne pas la repousser.
Bouger ensemble, au-delà du golf
La convivialité du golf déborde souvent du parcours. Les groupes de joueurs organisent des sorties, des voyages, des randonnées. Certains se retrouvent l'hiver pour marcher ou nager quand les parcours sont fermés : nous avons réuni quelques idées sur la marche nordique et ses cousins de la mauvaise saison.
Ce lien entre activité physique et vie sociale est précieux. On bouge plus volontiers quand quelqu'un nous attend, et l'on attend avec plaisir ceux avec qui l'on bouge.
Et si l'on ne connaît personne ?
C'est la situation de beaucoup de nouveaux retraités, ou de ceux qui viennent de déménager. Le golf est une excellente porte d'entrée. Quelques leçons collectives, une inscription à l'association sportive, une présence régulière aux mêmes heures, et les visages deviennent vite des prénoms.
Pour ceux qui hésitent encore, le plus simple reste de reprendre le chemin du practice, un seau de balles à la main. Le reste vient souvent tout seul, au détour d'une conversation sur le meilleur fer pour sortir d'un bunker. Et un jour, sans s'en rendre compte, on se retrouve à garder une chaise pour un partenaire, au 19e trou.