Les chiffres d'une partie
Un parcours de 18 trous mesure souvent entre 5 et 6,5 kilomètres d'un départ à l'autre, sans compter les zigzags vers les balles égarées, les allers-retours au chariot et les déplacements entre green et départ suivant. Au bout du compte, beaucoup de joueurs constatent sur leur montre ou leur téléphone qu'ils ont parcouru 7 à 9 kilomètres, soit de l'ordre de 10 000 à 14 000 pas selon la longueur de la foulée et le dessin du parcours.
C'est plus que le repère des recommandations pour les adultes publiées par Manger Bouger, qui invitent à bouger chaque jour et à limiter le temps passé assis. Une partie à pied coche largement la case du jour, et souvent celle du lendemain.
Un effort modéré mais long
L'intensité de la marche au golf est modérée : on parle, on s'arrête, on repart. Mais la durée est longue, et le relief peut surprendre. Certains parcours vallonnés ressemblent à une randonnée, avec des montées raides vers les greens surélevés. Le corps n'a pas le temps de s'ennuyer.
Ce mélange d'effort léger et prolongé fait du golf à pied une activité d'endurance douce. La fatigue arrive souvent sur le retour, vers le trou n° 13 ou n° 14, au moment précis où les coups demandent le plus de lucidité.
Se préparer à marcher un parcours
Si vous reprenez après une longue pause, n'attaquez pas directement un 18 trous à pied. Une progression simple :
- des marches de 30 à 45 minutes, plusieurs fois par semaine, sur terrain varié ;
- un 9 trous à pied, avec un chariot ;
- un 18 trous avec une voiturette sur l'aller et à pied sur le retour, ou l'inverse ;
- enfin un 18 trous entièrement à pied.
Comptez quelques semaines entre chaque étape si besoin. Il n'y a pas de course : le parcours sera encore là au printemps.
Les chaussures, premier équipement
Quatre heures debout et en marche sur l'herbe, parfois mouillée, parfois en pente : les chaussures font la partie. Quelques critères :
- le confort avant tout : on les essaie en fin de journée, quand le pied est un peu gonflé, avec les chaussettes qu'on portera ;
- l'adhérence : crampons souples ou semelle à picots, pour tenir dans les pentes et pendant le swing ;
- l'imperméabilité si vous jouez tôt le matin, quand la rosée trempe tout ;
- le maintien du talon, sans point de pression.
Les chaussures neuves se rodent au practice ou en balade avant la première partie. Un pansement anti-ampoule dans le sac peut sauver une journée.
Chariot, sac porté ou voiturette ?
Porter son sac sur 18 trous ajoute une charge non négligeable sur les épaules et le dos. Après 60 ans, le chariot est presque toujours le bon choix. Le chariot électrique épargne encore les montées et permet de garder de l'énergie pour les coups, sans renoncer à la marche. La fédération française de golf détaille d'ailleurs les avantages d'un équipement adapté pour jouer longtemps.
La voiturette, elle, est utile sur un parcours très vallonné, par forte chaleur, ou les jours de moins bonne forme. On la voit parfois comme une solution de facilité : elle permet surtout de continuer à jouer quand la marche complète n'est pas raisonnable. Mieux vaut un 18 trous en voiturette que pas de golf du tout.
Bien marcher entre deux coups
Une marche détendue, au rythme de la conversation, est idéale. Quelques astuces de joueurs :
- marcher à côté de son chariot plutôt que de le tirer bras tendu derrière soi ;
- dans les descentes raides, faire de petits pas et rester bien en appui ;
- profiter des moments d'attente pour faire quelques rotations d'épaules ;
- adopter le « prêt ? jouez ! » : être prêt quand c'est son tour, ce qui accélère la partie pour tout le monde sans courir.
Boire, manger, récupérer
Sur une marche de quatre heures, on emporte de l'eau et une collation. Pensez à une gourde bien remplie et à boire à chaque départ de trou. Après la partie, quelques étirements doux, une douche tiède et, le soir, une nuit réparatrice font le reste.
Le podomètre, bon compagnon
Si vous aimez les chiffres, un podomètre ou une montre connectée rendent la progression visible : 6 000 pas pour un 9 trous en mars, 12 000 pour un 18 trous en juin. C'est une motivation simple, qui marche aussi les jours sans golf. Et c'est un excellent sujet de conversation au club-house, où chacun aura forcément fait « plus de pas que l'autre ».